Guérir des blessures (émotionnelles et psychologiques) liées au père
- Cédric MOREL

- il y a 6 jours
- 3 min de lecture

Guérir des blessures émotionnelles et psychologiques liées à un père peut être un chemin délicat mais très libérateur. Voici une approche structurée et douce pour vous aider, mais une thérapie est nécessaire.
1 – Reconnaître et nommer la blessure
Identifie exactement ce qui t’a fait souffrir : rejet, absence, colère, critiques, manque d’affection…
Écris tes ressentis dans un journal : parfois, mettre des mots permet de sortir la douleur de toi-même.
2 – Autoriser tes émotions
Permets-toi de ressentir la colère, la tristesse, la peur sans te juger.
Techniques utiles : pleurer, crier dans un oreiller, méditation guidée sur les émotions, respiration profonde.
3 – Prendre du recul et comprendre
Parfois, comprendre que ton père avait ses propres blessures peut aider à ne pas prendre tout personnellement.
Cela ne justifie pas son comportement, mais cela aide à ne plus reproduire la même douleur.
4 – Se libérer du lien toxique
Cela peut inclure mettre des limites, limiter le contact, ou même accepter que certaines blessures ne seront pas réparées par lui.
Le pardon ici est plus pour toi que pour lui : pardonner ne veut pas dire excuser, mais se libérer.
5 – Chercher du soutien
Thérapie individuelle ou groupes de soutien pour enfants blessés émotionnellement par un parent.
Livres et ressources sur la guérison des blessures parentales. Parfois, parler avec quelqu’un d’extérieur aide à voir les choses autrement.
6 – Se reconstruire
Prends soin de toi : hobbies, projets personnels, relations saines.
Apprends à t’aimer et à te valider toi-même, ce que tu n’as peut-être pas reçu.
La Gestalt-thérapie se concentre sur l’« ici et maintenant », la prise de conscience de soi et la responsabilité personnelle dans les relations. Pour guérir des blessures émotionnelles liées au père, elle utilise beaucoup l’expérimentation, le jeu de rôle et la reconnexion avec ses émotions et son corps.
Voici un plan concret sur 30 jours, basé sur la Gestalt, avec des exercices progressifs :
Semaine 1 : Prendre conscience et se reconnecter à soi
Objectif : Identifier tes blessures et tes ressentis.
Journal de sensations (10 min/jour)
Note ce que tu ressens quand tu penses à ton père : colère, tristesse, peur…
Observe où cela se situe dans ton corps (poids sur les épaules, tension, nœud dans l’estomac).
Dialogue intérieur
Écris une lettre à ton père sans l’envoyer.
Écris ensuite la réponse que ton père pourrait te donner. Ne cherche pas à justifier, simplement explorer.
Prise de conscience corporelle (5–10 min/jour)
Assieds-toi, ferme les yeux, observe ta respiration et les tensions.
Note mentalement : « Voici ce que je ressens maintenant ».
Semaine 3 : Reprendre le pouvoir et s’auto-soigner
Objectif : Passer de la victime à l’acteur de sa guérison.
Exercice du « je prends ma place »
Dans un miroir, regarde-toi et prononce : « Je suis ici. J’ai le droit d’exister. »
Concentre-toi sur les sensations de ton corps et de ton cœur.
Écriture Gestalt
Écris un dialogue entre ton « moi blessé » et ton « moi adulte ».
Propose-toi des solutions ou des consolations que ton père n’a pas données.
Identifier ses besoins non satisfaits
Note ce dont tu avais besoin de ton père et comment tu peux le nourrir toi-même aujourd’hui (attention, valorisation, sécurité, reconnaissance).
Semaine 4 : Intégration et libération
Objectif : Intégrer la guérison et créer un nouveau lien avec toi-même.
Rituel de libération
Écris ce que tu veux « laisser derrière toi » sur un papier et brûle-le (ou déchire-le symboliquement).
Visualisation Gestalt
Imagine-toi en train de tenir la main de ton enfant intérieur, de le réconforter et de lui dire :« Je suis là pour toi maintenant. »
Cercle de gratitude et d’acceptation
Note trois choses positives que tu as créées dans ta vie sans l’aide de ton père.
Répète-les tous les soirs devant un miroir.
Conseils généraux
Sois douce avec toi-même : certaines émotions peuvent être très intenses.
Tu peux répéter certains exercices plusieurs jours si tu en ressens le besoin.
La Gestalt insiste sur l’expérience directe, donc l’important est ce que tu ressens maintenant, pas de rationaliser.
Si la douleur devient trop forte, un·e thérapeute gestaltiste peut t’accompagner en toute sécurité.
Voici un calendrier qui va vous aider à vous libérer :






