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Pourquoi est-il si difficile de changer, même lorsque nous savons que c'est bon pour nous?

  • 22 juin
  • 5 min de lecture




Peur de l'inconnu, manque de confiance, culpabilité, regard des autres… Comprendre ce qui nous freine peut être la première étape vers le changement.

Vous êtes peut-être déjà arrivé(e) à cette conclusion :

"Je sais que cette situation ne me convient plus."

Pourtant, malgré cette prise de conscience, rien ne change vraiment.

Vous continuez à repousser une décision importante.

Vous restez dans une relation qui ne vous épanouit plus.

Vous supportez un travail qui ne vous correspond plus.

Vous remettez à plus tard ce projet qui vous tient à cœur.

Comme si une partie de vous aspirait au changement tandis qu'une autre s'y opposait de toutes ses forces.

Si vous vous reconnaissez dans ces mots, sachez que vous n'êtes pas seul(e). La difficulté à changer est une expérience profondément humaine. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, elle n'est pas liée à un manque de volonté.

Alors pourquoi est-il parfois si difficile de changer, même lorsque nous savons que ce serait bénéfique pour nous ?


Pourquoi avons-nous peur du changement ?

Le changement est souvent présenté comme quelque chose de positif.

Changer de travail.

Changer certaines habitudes.

Changer sa manière de vivre.

Changer sa façon d'être en relation avec les autres.

Pourtant, lorsqu'il devient concret, le changement suscite souvent de l'inquiétude, voire de l'angoisse.

Notre cerveau est naturellement attiré par ce qu'il connaît. Même lorsque la situation actuelle n'est pas pleinement satisfaisante, elle a le mérite d'être familière.

Le connu offre des repères.

L'inconnu, lui, comporte une part d'incertitude.

Et cette incertitude peut réveiller des peurs profondes :

  • Peur de se tromper.

  • Peur d'échouer.

  • Peur de regretter.

  • Peur de perdre ses repères.

  • Peur du regard des autres.

  • Peur de décevoir ses proches.

Ainsi, même lorsqu'une situation nous fait souffrir, nous pouvons avoir tendance à nous y accrocher parce qu'elle nous est familière.


Quand nous savons qu'il faudrait changer… mais que nous n'y arrivons pas

Beaucoup de personnes attendent longtemps avant d'agir.

Parfois pendant des mois.

Parfois pendant des années.

Elles ressentent pourtant que quelque chose n'est plus juste pour elles.

Elles se lèvent le matin avec moins d'enthousiasme.

Elles se sentent régulièrement fatiguées.

Elles ont l'impression de vivre en pilote automatique.

Elles ne se reconnaissent plus totalement dans leur quotidien.

Mais elles continuent malgré tout.

Pourquoi ?

Parce que reconnaître qu'un changement est nécessaire implique souvent d'accepter une réalité inconfortable : celle que certaines choses doivent évoluer.

Et cette idée peut être difficile à accueillir.


Le poids des habitudes et de nos anciennes façons de fonctionner

Nous construisons tous, au fil du temps, des habitudes, des croyances et des stratégies pour nous adapter à notre environnement.

Certaines nous ont été utiles.

D'autres nous protègent encore aujourd'hui.

Mais il arrive qu'elles deviennent trop étroites pour la personne que nous sommes en train de devenir.

Par exemple :

  • Toujours vouloir faire plaisir aux autres.

  • Ne jamais demander d'aide.

  • Vouloir tout contrôler.

  • Se montrer fort(e) en permanence.

  • Faire passer les besoins des autres avant les siens.

Ces comportements ont parfois permis de traverser certaines périodes de notre vie.

Mais ce qui nous a protégés hier ne nous aide pas forcément aujourd'hui.

Changer implique alors de remettre en question des mécanismes anciens qui nous semblent parfois faire partie de notre identité.


Les croyances qui nous empêchent d'avancer

Derrière la peur du changement se cachent souvent des croyances profondément ancrées.

Certaines ont été transmises par notre entourage ou notre éducation.

Par exemple :

  • « Il faut être raisonnable. »

  • « Ne prends pas trop de risques. »

  • « Pense aux autres avant de penser à toi. »

  • « On ne change pas une équipe qui gagne. »

  • « Il faut terminer ce que l'on a commencé. »

  • « Tu devrais être satisfait(e) de ce que tu as déjà. »

Ces messages peuvent devenir des freins lorsqu'ils entrent en conflit avec nos besoins actuels.

Nous nous retrouvons alors partagés entre ce que nous ressentons profondément et ce que nous pensons avoir le droit de faire.


Le prix caché de l'immobilité

Lorsque l'on parle du changement, on évoque souvent les risques qu'il comporte.

Mais nous parlons beaucoup moins du coût de l'immobilité.

Pourtant, rester dans une situation qui ne nous convient plus a également un prix.

Ce prix peut prendre différentes formes :

  • Une fatigue émotionnelle persistante.

  • Une perte de motivation.

  • Un sentiment de frustration.

  • De l'irritabilité.

  • Une baisse de l'estime de soi.

  • L'impression de passer à côté de sa vie.

À force de ne pas écouter ce qui cherche à évoluer en nous, nous pouvons progressivement nous éloigner de nous-mêmes.

Et parfois, ce n'est pas le changement qui nous épuise.

C'est la résistance au changement.


Changer ne signifie pas tout bouleverser

L'une des idées reçues les plus fréquentes est de croire que changer implique forcément de tout remettre en question.

Or, le changement commence souvent de manière beaucoup plus discrète.

Il peut s'agir de :

  • Poser une limite.

  • Exprimer un besoin.

  • Dire non lorsque l'on pense non.

  • Prendre davantage soin de soi.

  • Oser demander de l'aide.

  • Faire un premier pas vers un projet important.

Les transformations les plus profondes sont souvent le résultat d'une succession de petits mouvements plutôt que d'une révolution soudaine.


Se donner le droit d'évoluer

Nous ne sommes pas les mêmes personnes qu'il y a dix ans.

Nos expériences nous transforment.

Nos priorités évoluent.

Nos besoins changent.

Ce qui avait du sens autrefois n'en a pas forcément aujourd'hui.

Et c'est normal.

Pourtant, beaucoup de personnes s'interdisent d'évoluer parce qu'elles ont peur d'être jugées incohérentes.

Comme si changer d'avis était une faiblesse.

Comme s'il fallait rester fidèle à une ancienne version de soi-même.

Mais évoluer n'est pas se trahir.

C'est reconnaître que nous sommes des êtres vivants en mouvement.

Se donner le droit de changer, c'est accepter que certaines étapes de notre vie appartiennent au passé et qu'il est parfois temps d'en écrire une nouvelle.


Comment la thérapie peut-elle accompagner le changement ?

Lorsqu'une envie de changement émerge, il n'est pas toujours facile de savoir ce qui nous retient.

Parfois, nous avons besoin d'un espace pour déposer nos doutes, nos peurs et nos questionnements.

La thérapie permet notamment :

  • d'identifier les freins au changement ;

  • de mieux comprendre ses besoins ;

  • d'explorer ses peurs ;

  • de renforcer sa confiance en soi ;

  • de retrouver davantage de liberté dans ses choix.

Il ne s'agit pas de pousser au changement à tout prix.

Il s'agit plutôt d'aider chacun à avancer à son rythme vers une vie plus cohérente avec ce qu'il est profondément.


Au fil de notre vie, nos besoins, nos envies et nos priorités évoluent.

Ce qui avait du sens à une période donnée n'en a pas forcément aujourd'hui.

Et cela ne signifie pas que nous nous sommes trompés.

Cela signifie simplement que nous continuons à grandir.


Ce qui nous convenait hier ne nous convient pas forcément aujourd'hui. Évoluer n'est pas une faiblesse. C'est parfois la manière la plus fidèle de rester en lien avec soi-même.


Vous traversez une période de questionnement ?

Si vous sentez qu'un changement est nécessaire mais que vous ne savez pas encore par où commencer, je vous accueille à Angoulême ou en visioconférence dans un espace d'écoute bienveillant et sans jugement.


📞 Un appel découverte de 30 minutes est possible pour faire connaissance et répondre à vos questions.

 
 
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